Comment savoir s'il est temps de préserver l'articulation de la hanche ?
Les douleurs à la hanche apparaissent rarement du jour au lendemain. Le plus souvent, elles se développent progressivement : au début, les longues marches deviennent épuisantes, puis monter les escaliers devient difficile, et finalement, même les simples gestes quotidiens commencent à causer une gêne. Lorsque chaque pas demande un effort et que se lever le matin demande de plus en plus d'énergie, le rythme habituel de la vie commence à changer.
De nombreux patients trouvent particulièrement difficile de supporter la douleur nocturne, ainsi que la gêne qui persiste même au repos. Si ces symptômes persistent pendant plus de trois mois malgré le traitement, les médecins peuvent commencer à envisager une intervention chirurgicale comme prochaine étape de la prise en charge.
La cause la plus fréquente est l’arthrose de la hanche (coxarthrose), une affection dans laquelle le cartilage articulaire se détériore progressivement. Une intervention chirurgicale peut également s’avérer nécessaire en cas de nécrose avasculaire de la tête fémorale, de troubles congénitaux tels que la dysplasie de la hanche, ou à la suite de fractures — en particulier de fractures du col du fémur.
La décision commence toujours par un diagnostic approfondi : les médecins évaluent l’étendue des lésions articulaires et examinent toutes les options thérapeutiques disponibles. On essaie généralement d’abord les traitements conservateurs, notamment la kinésithérapie, des exercices ciblés, la prise en charge de la douleur et, si nécessaire, des injections. Si ces mesures ne soulagent plus la douleur et que l’articulation est gravement endommagée, une arthroplastie de la hanche peut être recommandée.
« Le remplacement de la hanche n’est pas une solution miracle, mais le résultat d’un processus de prise de décision partagé », explique Hagen Schmal, directeur médical du service d’orthopédie et de chirurgie traumatologique du Centre hospitalier universitaire de Freiburg. « Ce ne sont pas seulement les radiographies qui comptent, mais aussi la mesure dans laquelle la douleur limite la vie quotidienne du patient. »
Lorsque la douleur devient constante et que la mobilité est considérablement réduite, la chirurgie peut restaurer la liberté de mouvement et améliorer la qualité de vie. Dans des centres spécialisés tels que le Centre hospitalier universitaire de Freiburg, des techniques modernes mini-invasives sont désormais largement utilisées pour favoriser une récupération et une rééducation plus rapides.
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